Bad Fruits
« Bad Fruits »
Atelier d’expression à l’Espace Timtimol
Du 11 au 17 décembre 2010
N’ayant pas trouvé la voie pour s’inscrire officiellement au programme du Festival mondial de Arts nègres, l’Espace
Timtimol, qui soutient les artistes et qui revendique sa place dans la vie culturelle sénégalaise, a choisi de créer son
« off » et de présenter un projet, qui, à travers une démarche artistique, participe à la réflexion sur le devenir de
l’Afrique.
Ce projet, initié par l’artiste visuel Pascal Nampémanla, est un travail de création autour d’un objet de consommation
courante : la bouteille de boisson, en matière plastique.
Cet objet, largement rentré dans le quotidien des Africains, témoigne d’un changement au niveau des habitudes de
consommation. Il sera mis en scène dans une installation qui dénonce les conséquences négatives de ce changement
sur la santé et sur l’environnement, par son contenu chimique et trop sucré et par son contenant en matière
plastique non biodégradable.
Ce projet, qui est avant tout artistique, souligne l’importance de l’art comme moyen de sensibiliser les citoyens, les
médias et les pouvoirs publics sur une problématique qui concerne tout le monde, car chacun de nous peut chercher
à modifier ses comportements pour contribuer à la préservation de l'environnement.
Plusieurs artistes de différentes disciplines seront donc associés à ce travail de création et de réflexion lors des ateliers
d’expressions qui se dérouleront du 11 au 17 décembre, avec un après-midi où les enfants seront invités à participer
à un atelier d’expression conçu pour eux; la problématique sera reprise par des présentations, des débats et
des projections de films auxquels participeront des scientifiques et des professionnels de l’environnement.
‘’Bad Fruits’’, l’exposition citoyenne qui redonne vie au plastique
Axé sur le thème de la boisson en plastique et accompagné d’une performance de Pascal Nampémanla, qui l’a montée, l’exposition vise à ‘’dénoncer l’impact négatif de l’usage de cet objet de consommation courante sur la santé (contenu) et sur l’environnement (contenant)’’.
‘’Bad Fruits’’ n’est pas une exposition de peinture classique. C’est une installation avec un discours derrière. Au vu de la réalisation présentée au public, l’objectif de sensibiliser sur la préservation de l’environnement est atteint. Les bouteilles en plastiques joyeusement colorées et reconverties en pièces d’une installation géante couvrent presque toute la cour de l’espace.
Au centre de l’expo-installation, un personnage en plastique récupéré agrémente l’environnement, comme pour lui donner un visage humain et vivant. En face, les bouteilles colorées et accrochées aux branches d’un arbre donnent l’allure d’un sapin assez particulier.
La performance réalisée par Nampémanla et des artistes ayant participé aux ateliers donne une idée de ce qui peut se faire avec les objets plastiques. Dans son parcours, c’est la première fois que l’artiste travaille sur le plastique même s’il a observé ‘’depuis longtemps’’, avec des tentatives qui ont échoué.
Pour Pascal Nampémanla, l’exposition a une valeur ‘’hautement intéressante’’ : ‘’Il faut trouver les moyens de rendre utiles les objets plastiques que nous jetons tous les jours après usage. Ces objets mettent 400 ans avant de se désagréger. Pendant ce temps, ils continuent de polluer l’environnement ; alors que sur la même période, l’œuvre d’art aura une valeur ajoutée indiscutable’’.
L’exposition ‘’Bad Fruits’’ est donc le fruit d’un engagement citoyen pour l’environnement. Mais l’engagement est aussi artistique : il s’agit surtout de ne pas rester les bras croisés pendant que se déroule le Festival mondial des Arts nègres auquel les initiateurs n’ont pas été associés malgré des demandes répétées à l’être.
‘’Nous avons, depuis un an, voulu être dans le festival, mais nous n’avons pas eu d’interlocuteur, explique Mama Wane, directeur de l’espace. Et comme notre attitude n’est pas une attitude de boycott, nous faisons, en tant qu’acteurs culturels, ce que nous avons à faire.’’
Avec ‘’Bad Fruits’’, l’Espace Timtimol garde son identité faite de militantisme - déjà reconnu et apprécié des acteurs du milieu - en faveur de l’action culturelle.
ADC/ESF
Performance Plastiqueman
11ème édition du Forum social mondial - Dakar 6-11 février 2011
Du 6 au 11 février 2011 Dakar la capitale du Sénégal a accueillie la 11ème édition du FSM (Forum social mondial), la plus grande rencontre des mouvements altermondialistes.
Pascal Nampémanla Traoré, artiste plasticien travaillant sur les sachets en plastique à participé a ce grand rassemblement des alternatives des pays du sud et du monde entier sur les grandes questions de l'avenir des sociétés.
Une performance sur trois jours à l'esplanade de l'UCAD II (Université Cheikh Anta Diop de Dakar).
J'ai commencé par récupérer les déchets plastique des participants au forum et j'en ai réalisé des sculptures minimalistes.
Une manière simple d'attirer l'attention du monde sur ce matériau preuve de l'évolution de l'industrialisation mais combien polluant surtout dans les pays du sud ou le concept de tri selectif et de recyclage est inexistant.
Témoignage en images
Pascal Nampémanla Traoré
Né le 04 avril 1971 à Katiola
Pascal Nampémanla Traoré est originaire de la Côte d ‘Ivoire.
Il a fait une formation aux Beaux Arts d’Abidjan et y a obtenu un diplôme de Communication et Arts Graphiques en 1997.
En 2000, il arrive au Sénégal pour occuper un poste de Directeur Artistique dans une Agence Conseil en Communication Publicitaire et Marketing.
En 2004, son amour pour les Arts notamment la photo, la peinture, le dessin et le design ressurgit.
Il fait une exposition de peinture intitulée « zieux dans zieux » pendant le Dak’Art 2004
Il se remet à la pratique des Arts visuels en touchant à tous les moyens d’expression qui s’offrent à lui.
En 2006, il est sélectionné pour la Biennale de Dak’Art avec une installation vidéo intitulée TEL EST LE VISEUR tiré de TELEVISEUR.
Après plusieurs expositions (photo et peinture) en 2008, et un workshop au Cap vert, il participe en 2009 comme photographe à la réalisation d’un Livre photo « Dakar Emoi ».
Son travail s’articule autour du thème de l’homme à travers des séries de portraits qui se limite au regard comme foyer ardent des sentiments humains profondément enfouies en chaque être.
Un autre thème qu’il aborde est celui de la ville de Dakar avec ses installations précaires mais pleines de sens, spontanées et combien inspirées et surtout utilitaires.
La nuit Dakaroise le fascine aussi avec ses silhouettes humaines à la fois furtives et fugaces, ses lumières comme des feux follets qui hante ses rues et croisent le chemins des noctambules.
Il travail actuellement sur les moutons de Tabaski. Thème dans lequel il mélange diverses expressions artistiques (vidéo, sculpture, peinture, graphisme, son et peinture).
Biennale Dak’Art 2010 il faitv deux expositions
La première Xaaliss Taxul (Installation vidéo sculpture graphisme peinture et son) à la mairie du pont E parle de la Tabaski. Elle évoque aussi l’occupation des espaces publiques par les moutons et leurs marchands à l’approche de la tabaski.
La deuxième à lieu dans la galerie Art et Afrique sous le phare des mamelles. C’est une installation de peinture et de son qui s’intitule wanter ! wanter ! elle parle de l’occupation des espaces de la ville de Dakar par les marchands de friperies.
XAALISS TAXUL
Article du quotidien Sénégalais "LE QUOTIDIEN"
EXPOSITION LORS DE LA BIENNALE DAK'ART 2010
A LA MAIRIE DU POINT E DU 10 AU 20 MAI 2010
VOIR LES VIDEOS
Xaaliss Taxoul est une installation comportant de la vidéo en boucle, une installation sonore, une sculpture et une impression de billets de banque sur une bâche qui servira de tapis sur lequel le visiteur pourra marcher.
Le symbole est ainsi campé : La Tabaski est l’expression de la foi et de l’amour ultime du bon croyant.
L’argent importe peu. Ne reste que la volonté Divine reprise ici par le mot NDIGUEL employé et soutenu par la musique de Wasis DIOP « Kaay Niu Gospel » interprétée dans le film « Hyenes » de Djibril Diop MAMBETY.
Le chœur de Julien JOUGA intervient ici pour créer ce lien entre les religions ; ce qu’on désigne depuis un moment par le dialogue Islamo-Chrétien.
Ces deux religions n’ont-elles pas en commun Abraham ?
Le lien séculaire entre le Judaïsme (la première religion monothéiste) et les autres religions est illustré par une musique juive de KLEZMER.
Un mouton sculpté en fer, haut de près de 2m un peu plus grand que la taille moyenne de l’homme. Il est rembourré de cartons et de sachets plastiques et trônera au milieu de la pièce.
A gauche et à droite du bélier, il y aura deux bâches de 9m2 sur lesquels sera imprimé le texte de Joe Ouakam et au sol un tapis de billets de banque imprimés sur bâche.
Par sa taille il domine l’homme. Une façon de montrer la grandeur de la vie que Dieu proposa à Abraham quand celui-ci s’apprêtait à immoler son fils.
La vidéo Xaaliss Taxoul est une animation basée sur une série de photos faites en mode rafale.
Dans la salle de projection une bande son composée de bêlements de moutons passera en boucle. Cette bande son est née d’un atelier fruit de la rencontre entre les artistes sonores Jean-Phillippe Renoult et DinahBird, preneurs chasseurs… pêcheurs de son et moi même. Dans le cadre des résidences de GAWLAB nous avons discuté de la possibilité d’habiller l’installation avec du son. Nous avons finalement décidé d’aller parcourir les ruelles de ce grand foirail qu’est le « daral » de yarakh (grand marché à bestiaux aux abords de l’abbatoir de Dakar dans le quartier de Yarakh). Dans ces ruelles, Jean-Phillipe et Dinah ont pêché un mélange complice et synchro des bêlements de moutons et des querelles de marchands avec leurs acheteurs.
Une partie des photos de xaaliss taxul ont été prises la veille de la tabaski entre 1h et 3h du matin plutôt le jour même de la Tabaski.
Une vingtaine de peintures : des portraits de moutons seront accrochés. Chaque acheteur pourra repartir avec son portrait de mouton sous le bras comme s’il venait d’acheter son mouton de tabaski.
expo wanter ! wanter ! biennale Dak'Art 2010
WANTER WANTER
EXPOSITON INSTALLATION BIENNALE DAK'ART 2010
A LA GALERIE CONCESSION ART ET AFRIQUE
VOIR LA VIDEO DE L'EXPO WANTER WANTER
« Wanter ! Wanter ! est une métaphore de la braderie généralisée qu’est devenu le paysage médiatico-politico-religieux du Sénégal. Il est destiné à dénoncer l’atmosphère de corruption généralisée qui prévaut dans certaines sphères de notre pays.
Tableaux-Photos-Dessins
Chacun symbolisant une valeur, un principe, une qualité…
« Prix cassés dépêchez-vous !
Il n’en reste plus ! »
On se croirait dans un marché aux puces
On a bien sur installé
Un marché aux puces
D’un genre nouveau
Dans une galerie
Plusieurs dizaines de peintures de photos de dessins sur papier et cartons, autant d’objets d’art de petite et moyenne tailles, non encadrés ni même posés sur châssis.
Les objets sont accrochés autour de parasols comme dans un marché aux puces, ces marchés hebdomadaires qui ont lieu tous les mercredis sur le canal de FASS et ceux du Samedi sur le canal du FRONT DE TERRE.
Ces objets d’art représentent l’amour, l’amitié, la culture, la liberté de la presse, le culte religieux, la tolérance, la solidarité, l’enfance, la femme, les droits de l’homme etc…autant de thèmes qui sont mis à mal dans ce nouveau Sénégal.
Dans la salle en boucle, une bande sonore passe en boucle avec des enregistrements numériques, comme dans les marchés, et qui répètent inlassablement, automatiquement, wanteer ! wanteer ! wanteer !
Cette bande son est née d’un atelier fruit de la rencontre entre les artistes sonores Jean-Phillippe Renoult et DinahBird, preneurs chasseurs… pêcheurs de son et moi même. Dans le cadre des résidences de GAWLAB nous avons discuté de la possibilité d’habiller l’installation avec du son. Nous avons finalement décidé d’aller parcourir les rues de la gare Petersen. Dans ces ruelles, Jean-Phillipe et Dinah ont pêché un mélange complice et synchro des portes voix et des querelles de marchands avec leurs acheteurs.
dessins à l'encre sur papier
Le encres que j'utilise sont variés.
Les encres classiques (encre de chine) bien sûr y passent mais aussi le café dilué avec un rajout de fixatif ou bien la suie récupéré sur les marmites avec lesquelles on cuisine au feu de bois.
Certaines argiles fines sont parfois collectées moulues et utilisées comme encre à déssiner.
Mes cahiers de dessins et écriture
Mes cahiers sont faits à partir de sacs de ciment recyclés. Des sacs en papier kraft que je récupère sur des chantiers de construction de bâtiments. Je découpe le papier et je les assemble sous forme de cahiers.
J'y consigne mes pensées, idées, de petites histoires et des dessins inspirés de mon quotidien etc.
BOUGIES
“Bougies”
Hommage aux énergies renouvelables
Cette exposition s'est déroulée dans le cadre du programme OFF de la biennale internationale d'art contemporain de Dakar (DAK'ART 2008).
Une vingtaine de photographies de bougies.
un travail sur la lumière.
Ce travail est le fruit d'ateliers de lumière et installations ainsi que la technique de "cinéma carton" avec l'artiste Bouna Medoune Seye en 2005.
"Bougies"
Bâton de vie
dans la nuit noire de l'existence
Flamme
Lueur d'amour
Sublime instance
âme de l'artiste qui danse
dans sa quête de quintessence
Lumière
Distillation d'étoile
Source jaillie de soi
pure et transcendante
Voile de feu unanime et intime
Instant d'art
Non pas standard
Mais soudain traversé d'un désir sublime
Nampémanla
Dans un moment d'existence
Principe essentiel de substance"
Texte de David BOUCHET
Courant coupé
Coupures cinglantes
Lumières apaisantes
Réanimation
Ombres dansantes
Eclairs révélateurs
Foi révélée
Vie retrouvée
Eteignez les bougies !
Voilà L'ENERGIE RENOUVELEE.
Texte de V. CHAMBAZ
EXPO "REGRADS D'ARTISTES"
Exposition de Pascal Nampémanla dans le cadre de Regards sur cours à Gorée.
Tous les regards s’égarent
Se perdent à jamais
Comme la seconde
Qui les a fait naître
Mais entre nous pas de barrière
Je laisse l’œil seul franchir la frontière
Ce que je vois de toi
Ce que je sais de toi
Ce que je veux de toi
Et tout ce que tu es pour moi…
Tu es l’artiste
Je suis l’autiste
De tes yeux
Tu me parles
De mon âme
Je te regarde
Par ton prisme
Je vois le monde
Par ton regard
Je vois ma vie
Jeu de miroir
Extérieur jour
Intérieur âme
Texte de David BOUCHET




















































































































































